Spillebout-Vannier : le tandem inarretable qui secoue l’Assemblée avec l’affaire Bétharram
Spillebout-Vannier : le tandem inarretable qui secoue l’Assemblée avec l’affaire Bétharram

Ils n’ont rien en commun. Elle est macroniste, proche de Darmanin, venue du socialisme municipal ; lui, professeur mélenchoniste et stratège électoral de LFI. Pourtant, face à l’ampleur du scandale Bétharram, Violette Spillebout et Paul Vannier forment un tandem d’une efficacité redoutée, aux commandes d’une commission d’enquête parlementaire sur les violences en milieu scolaire qui s’apprête à auditionner François Bayrou. L’enjeu : faire la lumière sur un demi-siècle de silence institutionnel dans un établissement catholique des Pyrénées-Atlantiques.

Une entente rare sur un sujet brûlant

Malgré leurs divergences idéologiques, les deux députés s’accordent sur un mot d’ordre : vérité. Vannier parle de « briser l’omerta », Spillebout d’« empêcher un nouveau Bétharram ». Depuis mars, ils ont mené 4 déplacements, 110 auditions et transmis 50 signalements à la justice. Une efficacité qui bouscule l’hémicycle. En coulisses, certains accusent la macroniste de chercher une revanche politique, d’autres soupçonnent LFI de vouloir abattre Bayrou. Le duo s’en défend : « Nous ne sommes pas là pour faire un coup politique », assure Spillebout. Vannier renchérit : « Ceux qui nous attaquent participent à la silenciation des victimes. »

La commission ne s’arrêtera pas à l’audition du Premier ministre. Pap Ndiaye, Blanquer, Royal, Belloubet ou encore Darmanin sont aussi convoqués. En ligne de mire : les défaillances de l’État à protéger les enfants. Et peut-être, à terme, une proposition de loi commune Renaissance-LFI. Un scénario rare dans l’histoire de la Ve République.

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