Sondage : le RN largement en tête en cas de dissolution de l’Assemblée nationale. (AP/Jean-Francois Badias)
Sondage : le RN largement en tête en cas de dissolution de l’Assemblée nationale. (AP/Jean-Francois Badias)

Selon un sondage Elabe publié hier pour BFMTV et La Tribune Dimanche, le Rassemblement national et ses alliés se placeraient largement en tête en cas de dissolution de l’Assemblée nationale et de nouvelles élections législatives. Le parti d’extrême droite recueillerait entre 31 % et 31,5 % des intentions de vote, confirmant sa position dominante sur le paysage politique français. Ce chiffre reste légèrement inférieur aux 33,22 % obtenus lors du premier tour des législatives 2024, mais il souligne une stabilité notable de son électorat.

La gauche : un potentiel divisé mais significatif

Une gauche unie (LFI, PS, EELV, PCF) arriverait en deuxième position avec 23,5 % des intentions de vote. En revanche, en cas de division, l’alliance PS/EELV/PCF obtiendrait 16,5 %, devant La France insoumise (10 %). Ces chiffres reflètent les débats internes et les difficultés de coordination entre les différentes composantes de la gauche française.

Ensemble et Les Républicains : un recul marqué

L’alliance présidentielle Ensemble (Renaissance, MoDem, Horizons) se placerait en troisième position avec 13,5 à 14 %, en nette baisse par rapport aux plus de 20 % obtenus en 2024. Les Républicains (LR), eux, se situeraient à 10,5 %, confirmant la difficulté de la droite classique à peser face à la montée du RN et à l’érosion de son électorat traditionnel.

Reconquête : une progression inattendue

Le parti Reconquête d’Éric Zemmour, qui n’avait obtenu que 0,75 % des voix en 2024, pourrait franchir la barre des 4,5 à 5 % des intentions de vote selon ce sondage. Cette progression souligne l’apparition d’une dynamique sur l’extrême droite alternative et la diversification des choix pour les électeurs.

Le débat sur le barrage au RN divise les Français

Interrogés sur la question de faire barrage au RN en cas de dissolution, 53 % des Français estiment qu’il ne faudrait pas le faire, tandis que 46 % pensent qu’un blocage reste nécessaire. Ce chiffre traduit un clivage profond dans l’opinion publique et un contexte politique tendu.

Pour rappel, le Premier ministre François Bayrou doit solliciter un vote de confiance à l’Assemblée nationale le 8 septembre 2025. Plusieurs partis ont déjà annoncé qu’ils voteraient contre, laissant planer l’hypothèse d’une dissolution anticipée et de nouvelles élections législatives, qui pourraient redistribuer les cartes du Parlement. À noter que François Bayrou sera en direct ce dimanche à 18h sur les quatre chaînes d’information.

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