Les partis politiques victorieux des récentes élections législatives tchèques ont trouvé un terrain d’entente sur plusieurs priorités économiques et sociales, notamment la maîtrise du déficit public et le plafonnement de l’âge de la retraite à 65 ans, selon des informations relayées vendredi par les médias nationaux.
Le parti centriste ANO de l’ancien Premier ministre Andrej Babiš, arrivé en tête du scrutin, mène actuellement des négociations pour former une coalition gouvernementale stable. L’accord de principe vise à garantir que le déficit budgétaire du pays reste durablement sous le seuil européen de 3 % du PIB, tout en soutenant la croissance et la compétitivité des entreprises.
Les futurs partenaires de coalition se sont également entendus pour annuler la réforme des retraites adoptée par le précédent gouvernement, qui prévoyait un relèvement progressif de l’âge de départ. Le nouveau cap fixe la limite à 65 ans, une mesure populaire mais jugée coûteuse à long terme par les économistes.
Par ailleurs, les partis pressentis pour former le prochain gouvernement ont annoncé leur intention de rejeter le projet européen ETS2, lié à l’extension du marché du carbone aux secteurs du transport et du logement, et d’accélérer la prise de contrôle complète du géant énergétique public CEZ, stratégique pour l’indépendance énergétique du pays.
Andrej Babiš, dont le parti ANO est donné favori pour diriger la coalition, devrait présenter la composition du nouveau gouvernement dans les prochains jours, dans un contexte économique marqué par une inflation en recul mais une croissance toujours fragile.