Face aux délais d’attente devenus insoutenables, le gouvernement a annoncé ce jeudi 31 juillet une série de mesures pour désengorger le passage du permis de conduire. Objectif affiché : répondre à une attente moyenne qui dépasse aujourd’hui les 80 jours, avec des pics de trois à quatre mois dans certains territoires.
Recrutements en urgence et inspecteurs retraités mobilisés
Pour faire face, le ministre François-Noël Buffet a promis l’ouverture immédiate de 80 000 créneaux supplémentaires, soit l’équivalent d’un mois d’examens en plus dans l’année. Pour les honorer, le ministère de l’Intérieur va recruter plus de 106 inspecteurs, auxquels s’ajoutera le renfort temporaire d’agents retraités. Dix postes supplémentaires seront également créés en 2026. En France, moins de 1 000 inspecteurs, tous fonctionnaires, assurent les épreuves du permis. Chaque année, un millier de candidats se présentent au concours d’inspecteur, mais seuls 50 sont admis. Le ministre souhaite porter ce chiffre à 60 dès 2026.
Une réussite jugée trop faible
Parallèlement à cette réponse logistique, une réflexion de fond est annoncée sur le contenu même de l’examen. Avec seulement 52 % de réussite, le gouvernement entend revoir les modalités d’enseignement et les règles encadrant le permis. Cette réflexion devrait débuter dès septembre. Chaque année, plus d’un million de Français se présentent au permis de conduire. Selon les auto-écoles, il faudrait 200 examinateurs supplémentaires pour absorber la demande actuelle. En attendant, le gouvernement tente de combler l’écart avec des mesures d’urgence, alors que les délais d’attente freinent de nombreux jeunes dans leur insertion professionnelle.