Le président du groupe Horizons et Indépendants, Paul Christophe, a dressé un constat amer sur la situation politique à l’Assemblée nationale. « Nous ne sommes que de piètres comédiens qui n’amusent plus personne à force d’égarements puérils et de batailles stériles », a-t-il déclaré, dénonçant les querelles partisanes qui paralysent l’action publique. S’exprimant après le discours de politique générale de Sébastien Lecornu, il a toutefois salué « une trajectoire budgétaire allant dans le bon sens », tout en rappelant que le budget présenté par le gouvernement « n’est pas un texte d’adhésion, mais déjà un compromis ».
Un compromis budgétaire mais une critique politique
Fidèle à la ligne d’Édouard Philippe, Paul Christophe a réaffirmé son opposition à toute hausse généralisée des impôts, appelant l’État à « montrer l’exemple » dans la réduction de ses dépenses. Sur la réforme des retraites, il s’est dit ouvert à des ajustements concernant la pénibilité ou les carrières longues, tout en dénonçant la suspension annoncée par le Premier ministre. Selon lui, cette mesure n’est qu’un « geste politique » destiné à offrir « une victoire symbolique » aux socialistes, qui menaçaient de déposer une motion de censure dès ce soir.