Marine Le Pen a profité de son passage au journal de 20h de TF1 pour démentir catégoriquement les affirmations du Monde, selon lesquelles le Rassemblement national envisagerait une loi d’amnistie destinée à annuler sa condamnation. Interrogée sur le sujet, elle a qualifié cette hypothèse « d’élucubration » et assuré qu’aucune loi de ce type ne serait proposée, même en cas de dissolution de l’Assemblée et d’arrivée du RN au pouvoir.
Une condamnation lourde mais pas de projet d’amnistie
La présidente du RN a récemment été condamnée dans l’affaire des assistants parlementaires à quatre ans de prison, dont deux sous bracelet électronique, ainsi qu’à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. Une peine qui la prive pour l’instant de toute candidature en 2027. Mais sur TF1, Marine Le Pen a tenu à clarifier sa position : « Ce n’est pas mon plan », a-t-elle insisté, rejetant toute idée d’amnistie législative.
Le Monde accusé de fake news
Marine Le Pen a directement visé le quotidien, qu’elle accuse d’alimenter une rumeur infondée. Selon l’article du Monde, plusieurs responsables du RN auraient envisagé la possibilité d’une loi d’amnistie ou d’un dispositif juridique équivalent pour contourner son inéligibilité. Mais sur le plateau de TF1, la cheffe du parti a balayé ces spéculations, affirmant que son mouvement « n’écrit pas des lois pour des cas particuliers ».