Le préfet recadre le maire Bally Bagayoko après le retrait du portrait présidentiel
Le préfet recadre le maire Bally Bagayoko après le retrait du portrait présidentiel

Le préfet de Seine-Saint-Denis a demandé au maire insoumis de Saint-Denis, Bally Bagayoko, de revenir sur sa décision de retirer de son bureau le portrait d’Emmanuel Macron. Dans un courrier adressé à l’élu, le représentant de l’État rappelle que la présence du chef de l’État dans les mairies relève d’une tradition républicaine destinée à symboliser les institutions au-delà des clivages politiques.

Même s’il reconnaît qu’aucun texte n’impose légalement cet affichage, le préfet estime que ce geste rompt avec les usages attachés à la fonction de maire. Le portrait du président avait été aperçu retourné dans un coin du bureau de l’édile peu après son arrivée à la tête de la commune.

Un geste revendiqué par l’élu insoumis

Bally Bagayoko assume pleinement cette décision qu’il présente comme un acte symbolique. L’élu affirme vouloir maintenir le portrait décroché tant que, selon lui, l’État ne répondra pas aux inégalités subies par les habitants du territoire.

Le maire de Saint-Denis, engagé dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon pour 2027, estime que sa démarche reste parfaitement légale. Cette affaire relance le débat autour de l’utilisation des symboles institutionnels dans les collectivités locales, plusieurs militants ayant déjà été poursuivis ces dernières années pour avoir décroché des portraits présidentiels lors d’actions militantes.

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