La déclaration de Gérald Darmanin sur France Inter a enflammé la classe politique. Le ministre de la Justice a annoncé qu’il rendrait visite à Nicolas Sarkozy, incarcéré à la prison de la Santé dès ce mardi, affirmant « ne pas être insensible à la détresse d’un homme ». Il a rappelé qu’il avait été son collaborateur et qu’il agissait dans le cadre de ses fonctions, souhaitant vérifier les conditions de sécurité de l’ancien chef de l’État.
Panot dénonce un “traitement spécial” pour Sarkozy
La réaction de la députée d’extrême-gauche, cheffe des députés LFI Mathilde Panot ne s’est pas fait attendre. Sur X, la mélénchoniste a fustigé « la République des copains pour les délinquants en col blanc », accusant Darmanin d’accorder un privilège à Sarkozy pendant que « 125 personnes se suicident chaque année en prison, sans que cela ne le préoccupe ». Un tacle cinglant qui relance la polémique sur la justice à deux vitesses. Darmanin, lui, assume son empathie tout en rejetant toute connivence : « Je ne suis pas toujours d’accord avec Nicolas Sarkozy », a-t-il rappelé, tout en maintenant qu’il agissait en tant que garde des Sceaux, et non en ami.