JÉRUSALEM, 6 juillet 2025 (Reuters) – Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, figure centrale de l’extrême droite, a publiquement critiqué dimanche la décision du cabinet autorisant l’entrée d’une nouvelle aide humanitaire à Gaza, accusant le Premier ministre Benjamin Netanyahou de fragiliser la guerre contre le Hamas.
Sur le réseau X, Smotrich a qualifié l’approbation d’aide supplémentaire vers le nord de Gaza de « grave erreur », affirmant que cette assistance profite indirectement au Hamas. Il a ajouté : « Cela revient à fournir un soutien logistique à l’ennemi en pleine guerre. »
Smotrich, qui représente l’un des piliers idéologiques de la coalition de Netanyahou, n’a pas menacé explicitement de quitter le gouvernement, mais a déclaré qu’il réfléchissait à ses prochaines étapes.
Ces tensions émergent alors que Netanyahou s’apprête à se rendre lundi à Washington pour discuter avec le président Donald Trump d’une proposition de cessez-le-feu de 60 jours à Gaza, soutenue par les États-Unis.
La politique d’aide humanitaire divise profondément la coalition israélienne : les partis de droite nationaliste y voient une faiblesse, tandis que l’armée et des acteurs internationaux estiment qu’elle est essentielle pour éviter une famine imminente dans l’enclave palestinienne. L’ONU estime qu’environ 500 000 personnes à Gaza sont exposées à un risque élevé de famine.
En parallèle, une délégation israélienne est arrivée ce week-end au Qatar pour discuter d’un échange d’otages et d’une trêve. Mais la fragilité politique interne du gouvernement israélien pourrait freiner les avancées diplomatiques.