Le député LFI Abdelkader Lahmar s’est distingué cette semaine à l’Assemblée nationale. Après avoir qualifié les harkis de « traîtres » et invectivé la députée UDR Hanane Mansouri avec une injure raciste, le député mélenchoniste a affirmé, sans ciller, être le fils d’un homme « assassiné par l’armée française ». Une déclaration à la fois provocatrice… et manifestement impossible.
IL A DIT…
Le mercredi 29 octobre, en commission Défense, Abdelkader Lahmar s’enflamme :
« Je suis fils de personnes mortes, assassinées par l’armée française, et donc forcément, probablement, des harkis y ont participé. Si vous voulez les respecter, n’utilisez pas le mot « harki », car il veut dire traître. »
Des propos lourds, assumés, et qui visaient à disqualifier toute critique venue de la droite sur la mémoire de la guerre d’Algérie. Lahmar, se posant en victime directe de l’histoire coloniale, voulait donner une portée personnelle à son indignation.
IL A MENTI !
Problème : selon sa biographie officielle sur le site de l’Assemblée nationale, Abdelkader Lahmar est né le 12 mai 1971, soit près de neuf ans après la fin de la guerre d’Algérie.
De plus, en juin 2024 lors de la campagne des élections législatives partielles, il apparaissait dans une vidéo aux côtés de son père, en parfaite santé, affirmant publiquement son soutien et souhaitant la victoire de son fils.
Autrement dit, le père supposément « tué par l’armée française » militait encore pour lui… plus de soixante ans après sa mort supposée. Une incohérence grossière qui ridiculise son discours victimaire. La contradiction est telle qu’on se demande si Lahmar s’est trompé de fiction ou s’il pense réellement pouvoir réécrire sa propre généalogie.