Le chef du principal parti d’opposition hongrois, Peter Magyar, a accusé jeudi la Russie de s’ingérer dans la politique nationale, après la diffusion par le Service russe de renseignement extérieur (SVR) d’un communiqué affirmant que la Commission européenne envisageait un « changement de régime à Budapest ».
Magyar, leader du parti Tisza, a dénoncé une tentative manifeste de Moscou d’influencer le débat politique en Hongrie, alors que le pays se prépare à de nouvelles échéances électorales. Selon lui, ces déclarations du SVR visent à alimenter la méfiance envers l’Union européenne et à renforcer la position du gouvernement du Premier ministre Viktor Orban.
Au pouvoir depuis 2010, Orban entretient des relations étroites avec la Russie, malgré l’invasion de l’Ukraine par Moscou. Il s’oppose notamment à l’aide militaire européenne à Kiev, une position qui lui vaut de vives critiques au sein de l’UE. Parallèlement, son gouvernement tente de redresser une économie fragilisée par une forte inflation et des tensions budgétaires.
Pour Magyar, l’ingérence présumée de la Russie constitue un nouveau signal d’alarme sur la nécessité de protéger les institutions hongroises contre les influences extérieures, tout en réaffirmant l’ancrage européen du pays. Le gouvernement, pour sa part, n’a pas encore réagi aux accusations de l’opposition.