François Ruffin a officialisé ce lundi sa candidature à la primaire unitaire de la gauche prévue le 11 octobre, confirmant dans Libération puis au journal de 20 heures de TF1 qu’il était « candidat à la primaire » et, « à travers elle, candidat à la présidence de la République française ». Le député de la Somme entend incarner une gauche populaire, tournée vers « les huit millions de personnes qui ont tenu le pays debout pendant la crise Covid ».
L’ancien Insoumis, désormais à la tête de son mouvement Debout, assume une ligne sociale très marquée. Il promet notamment la création d’un « statut des travailleurs essentiels » et la rémunération doublée pour ceux qui travaillent tôt le matin ou tard le soir. Ruffin se pose en candidat du quotidien, loin des appareils politiques traditionnels, et revendique une candidature ancrée dans le vécu des classes populaires.
Un « président au Smic » pour « abolir les privilèges »
François Ruffin a également frappé les esprits en promettant d’être « le premier Président au Smic ». « Je suis un député qui se paye au Smic, comme président de la République ça sera pareil », a-t-il assuré, promettant par ailleurs 20 millions d’euros d’économies sur le budget de l’Élysée, qu’il compare à « 400 postes d’infirmières ». Pour lui, « l’exemple doit venir d’en haut » dans une logique « d’abolition des privilèges ».
Déterminé à aller au bout, il prévient que même en cas d’échec de la primaire, il se dit prêt à réunir 500 parrainages d’élus et 100 000 soutiens citoyens pour se présenter malgré tout. Face à Marine Tondelier et Clémentine Autain, Ruffin veut apparaître comme celui qui peut rassembler une gauche « pour une France rassemblée », tout en se démarquant clairement de Jean-Luc Mélenchon, qu’il refuse cette fois de soutenir.