ELLE A DIT, ELLE A MENTI - Hier, Marine Le Pen a qualifié la reconnaissance de la Palestine de "faute grave." En 2022, elle demandait "la création d'un État palestinien" (AP, DR)
ELLE A DIT, ELLE A MENTI – Hier, Marine Le Pen a qualifié la reconnaissance de la Palestine de « faute grave. » En 2022, elle demandait « la création d’un État palestinien » (AP, DR)

Ce lundi, alors qu’Emmanuel Macron a annoncé lors d’une conférence à l’ONU que la France reconnaissait officiellement l’État de la Palestine, Marine Le Pen s’est offusquée de cette mesure.

MARINE LE PEN A DIT :

La présidente du groupe Rassemblement nationale à l’Assemblée a déclaré hier : «C’est une faute extrêmement grave, notamment à l’égard des nations qui luttent contre le terrorisme islamiste. C’est le Hamastan qu’Emmanuel Macron reconnaît aujourd’hui, pas la Palestine.»

MARINE LE PEN A MENTI :

En avril 2022, Marine Le Pen n’avait pas du tout le même discours. Lors d’une conférence de presse, elle avait ainsi déclaré :

« Parce que je la crois juste, politiquement, historiquement et moralement, je resterai fidèle à la ligne officielle du Quai d’Orsay : engagement constant de la France en faveur de la solution à deux États. Le conflit israélo-palestinien ne pourra être résolu que par la création d’un État palestinien indépendant, viable et démocratique, vivant en paix et en sécurité aux côtés d’Israël. »

Précisions tout de même que Marine Le Pen déplore aujourd’hui le fait que Emmanuel Macron ne pose aucune condition à la reconnaissance de l’État de la Palestine, et que ses précédentes déclarations ont été faites avant les atrocités du 7 octobre, ce qui peut apporter une nuance dans sa contradiction.

Regardez Marine Le Pen s’opposer vivement à la création d’un État de Palestine, alors qu’en 2022, elle réclamait la création de cet État :

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