Congrès du PS à Nancy : Faure l’emporte, mais la guerre des clans continue
Congrès du PS à Nancy : Faure l’emporte, mais la guerre des clans continue

Avec à peine 50,9 % des voix, Olivier Faure a été reconduit à la tête d’un Parti socialiste toujours aussi fracturé. Le 81e congrès, ouvert ce vendredi à Nancy, se poursuit ce samedi, et est censé afficher l’unité… mais il ressemble surtout à une tentative désespérée de colmater les brèches d’un appareil affaibli, en perte de sens et d’électeurs.

Une gauche coupée en deux entre pro-Mélenchon et vieux éléphants

Le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol, arrivé second, exige une synthèse entre les courants, mais surtout une ligne claire : pas d’alliance avec La France insoumise, ni pour les législatives, ni pour la présidentielle. Une condition que Faure refuse de garantir, tant la tentation de pactiser avec les mélenchonistes reste forte à gauche. En coulisses, le patron du PS admet même qu’il préfèrerait un accord avec Jean-Luc Mélenchon plutôt que de risquer de voir Jordan Bardella accéder au pouvoir.

L’unité promise par Johanna Rolland, maire de Nantes et fidèle de Faure, paraît illusoire. Carole Delga, Anne Hidalgo et François Hollande ont boycotté le congrès. Même les socialistes modérés comme Boris Vallaud ou Arthur Delaporte peinent à masquer leur gêne. Et pendant que la direction se déchire, les Français, eux, désertent les urnes socialistes.

Face à un parti tiraillé entre wokisme assumé, complaisance avec LFI et nostalgie de l’ère Jospin, difficile d’imaginer une gauche de gouvernement crédible pour 2027. Reste le folklore militant, les discours enflammés et les querelles internes. Le PS n’est plus un parti d’avenir : c’est un congrès permanent.

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