Bus parisiens - la RATP garde la main malgré l’ouverture à la concurrence (AP)
Bus parisiens - la RATP garde la main malgré l’ouverture à la concurrence (AP)

La RATP n’a pas tout perdu dans la redistribution des cartes du transport francilien. Après avoir cédé des dizaines de lignes de bus en grande couronne dans le cadre de l’ouverture à la concurrence imposée par l’Europe, elle devrait conserver l’essentiel de son bastion historique dans Paris et sa proche banlieue. Avec sa filiale Cap Île-de-France, elle est « pressentie pour exploiter les deux derniers lots desservant la commune de Paris et des communes limitrophes », a annoncé Île-de-France Mobilités (IDFM) mercredi.

Un bastion sauvegardé au cœur de la capitale

Ces deux lots, baptisés « Rive gauche » et « Rive droite », représentent 67 lignes parmi les plus fréquentées de la capitale et mobilisent plus de 5 000 agents pour un chiffre d’affaires annuel estimé à 460 millions d’euros. Le vote du conseil d’administration d’IDFM, prévu le 17 octobre, devrait valider cette attribution sans surprise. Au total, la RATP conserverait environ 70 % des lignes de bus et 75 % de leurs effectifs en petite couronne et à Paris. Mais ce maintien ne masque pas la transformation en cours : depuis 2021, 36 lots ont déjà été attribués à des opérateurs privés comme Keolis, Transdev ou l’italien ATM. Le groupe de la Gauche communiste, écologiste et citoyenne au conseil régional dénonce un « morcellement du réseau », voyant dans cette étape une privatisation rampante. Dès le 1er novembre, certaines lignes confiées à la concurrence basculeront officiellement vers leurs nouveaux exploitants. La RATP, de son côté, reste le pivot du réseau parisien, forte encore de ses 15 000 conducteurs de bus.

Que retenir rapidement ?

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