Un risque politique majeur pour Bayrou @Capture BFM TV
Un risque politique majeur pour Bayrou @Capture BFM TV

Face à la polémique, François Bayrou a confirmé que l’Alsace-Moselle ne perdrait pas ses jours fériés spécifiques, le Vendredi saint et le 26 décembre. Ces deux journées chômées, héritées de l’histoire et inscrites dans le droit local, s’ajoutent aux jours fériés nationaux, portant le total à 13 dans la région contre 11 ailleurs en France. La députée alsacienne Brigitte Klinkert affirme avoir reçu l’assurance directe du Premier ministre, qui entend préserver cette particularité historique malgré son projet global de suppression de deux jours fériés pour réaliser 4,2 milliards d’euros d’économies.

Une exception qui fait grincer des dents

Si cette décision rassure les élus et syndicats locaux, elle suscite des critiques ailleurs dans l’Hexagone. Certains dénoncent un « séparatisme » et un traitement de faveur, tandis que d’autres rappellent que ces jours sont un héritage historique, validé par le Conseil constitutionnel en 2011. Les partisans du maintien estiment que ces acquis sociaux ne doivent pas être sacrifiés sur l’autel des économies budgétaires, d’autant plus dans une région marquée par les blessures de l’histoire.

Souvent défendue comme un symbole identitaire et culturel, cette exception pourrait toutefois être écornée si le gouvernement décide d’appliquer partout la suppression du 8 mai et du 15 août, ce qui ramènerait le nombre total de jours fériés à 11 en Alsace-Moselle, contre 9 ailleurs. Pour l’heure, la région a remporté une bataille politique, mais le débat sur l’égalité des régimes reste vif.

Partager