À Nice, la tension monte autour de l’aéroport Côte d’Azur. Lors du conseil municipal de mercredi, Christian Estrosi a demandé à l’État de remplacer les contrôleurs aériens par des militaires. Le maire Horizons a dénoncé des « comportements inadmissibles » et des « dérives » qui, selon lui, pénalisent lourdement l’économie locale et le fonctionnement de la plateforme. « Les contrôleurs du ciel et la DGAC qui n’est pas capable de les tenir, ça suffit ! », a-t-il lancé, annonçant vouloir soumettre cette proposition au vote lors du prochain conseil municipal. Cette sortie intervient moins de deux semaines après un incident aérien qualifié de « grave » par le Bureau d’Enquêtes et d’Analyses (BEA). Le 21 septembre, un Airbus d’easyJet sur le point de décoller a été frôlé par un appareil de la compagnie tunisienne NouvelAir, engagé par erreur sur la même piste. Le pilote tunisien a dû remettre les gaz en urgence, évitant de justesse la catastrophe. Une enquête est en cours pour déterminer pourquoi le contrôle aérien n’a pas rectifié cette erreur.
Des retards persistants et une proposition controversée
Depuis cet épisode, l’aéroport azuréen est frappé par une série de retards et de perturbations. La DGAC a reconnu des « difficultés opérationnelles », évoquant des effectifs limités et l’indisponibilité d’une partie de ses équipes après l’incident. La situation s’est aggravée avec l’afflux d’avions privés liés au Monaco Yacht Show, et devrait encore se compliquer avec une grève nationale des contrôleurs aériens prévue du 7 au 9 octobre. Face à ce contexte, Christian Estrosi a rappelé l’exemple de Ronald Reagan, qui en 1981 avait licencié plus de 11 000 contrôleurs américains en grève, les remplaçant temporairement par des militaires. Une comparaison choc, mais qui soulève un casse-tête : en France, les contrôleurs sont des agents hautement qualifiés de la DGAC, et une substitution militaire serait sans précédent. Deuxième aéroport du pays derrière Paris, Nice-Côte d’Azur a accueilli 14,7 millions de passagers en 2024 et dessert plus de 120 destinations. Toute fragilisation du contrôle aérien menace directement le tourisme et l’économie régionale, rendant le débat explosif.
Que retenir rapidement ?
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