Le dirigeant populiste tchèque Andrej Babis, dont le parti ANO est sorti vainqueur des élections législatives des 3 et 4 octobre, a déclaré mercredi qu’il espérait conclure les négociations de coalition d’ici début novembre.
L’ancien Premier ministre, milliardaire et chef du mouvement ANO, est actuellement en pourparlers avec les Motoristes eurosceptiques et le parti d’extrême droite SPD, farouchement anti-UE et anti-OTAN, en vue de former un gouvernement disposant d’une majorité de 108 sièges sur 200 à la Chambre des députés.
Cette coalition marquerait un tournant politique en République tchèque, après plusieurs années de gouvernance de centre droit sous le Premier ministre sortant Petr Fiala.
Babis, qui avait initialement critiqué l’initiative européenne visant à fournir des munitions à l’Ukraine, a récemment adouci sa position sur le sujet, signe d’une volonté d’apparaître plus conciliant sur la scène internationale tout en consolidant ses alliances internes.
Les observateurs estiment toutefois que les négociations de coalition pourraient s’avérer complexes, les partis partenaires potentiels de Babis ayant des positions divergentes sur plusieurs dossiers européens clés.