Alors que plusieurs responsables socialistes, dont le député Jérôme Guedj, ont été violemment pris à partie lors du cortège parisien du 1er mai, la quasi-totalité de la classe politique a exprimé son indignation… sauf La France insoumise.
Les scènes de violences ont éclaté en plein cœur du défilé du 1er Mai, sur le stand du Parti socialiste. Des militants et élus, dont Jérôme Guedj, ont été insultés, frappés, et même visés par des projectiles par un groupe d’individus masqués, vêtus de noir et munis de drapeaux antifas. Quatre blessés légers sont à déplorer, dont un élu socialiste « lynché au sol » selon des témoins. Le ministre de l’Intérieur a confirmé l’intervention des forces de l’ordre et une garde à vue a été prononcée.
LFI embarrassée, la gauche divisée
Face à cette agression, les réactions politiques ont été quasi unanimes. Du RN à Renaissance en passant par le PCF et EELV, les condamnations se sont multipliées. Le Premier ministre François Bayrou et François Hollande ont personnellement contacté Jérôme Guedj. En revanche, Manuel Bompard, coordinateur national de LFI, a refusé de condamner fermement les faits, se bornant à un message flou affirmant que « la violence n’a jamais fait partie » des méthodes insoumises.
Marine Tondelier, patronne d’EELV, a dans un premier temps tenu des propos ambigus, insinuant que Jérôme Guedj aurait lui-même provoqué les tensions, avant de présenter des excuses publiques. Une gêne révélatrice, alors que les accusations de trahison, de « sionisme » et de « génocide » visent désormais des élus socialistes dans la bouche de militants d’extrême gauche. Pour beaucoup, la rupture entre LFI et le reste de la gauche semble désormais irréversible.