La saison 2025 de Formule 1 restera dans les annales comme l’une des plus difficiles pour Ferrari. Après avoir disputé le titre des constructeurs en 2024 et nourri de grandes ambitions pour 2025, la Scuderia a connu une année ponctuée de contre‑performances. Les résultats factuels dressent un tableau inquiétant pour l’équipe italienne et ses supporters.
Une année sans victoire : une première depuis 2021
Ferrari n’a remporté aucun Grand Prix en 2025, confirmant un recul brutal après les progrès entrevus les saisons précédentes. Cette absence de succès constitue la première saison sans victoire depuis 2021, un constat d’autant plus alarmant qu’il survient après une campagne où l’équipe se battait pour le titre mondial.
De prétendant au titre à une quatrième place inattendue
Pour la première fois depuis 2004, une équipe qui disputait le championnat des constructeurs l’année précédente termine seulement quatrième au classement final. La SF‑25 a été incapable de rivaliser régulièrement avec Red Bull, Mercedes et McLaren, traduisant une perte de compétitivité inquiétante pour Ferrari.
Un pilote sans podium : un événement inédit depuis 2014
Un des pilotes de la Scuderia n’a décroché aucun podium sur l’ensemble de la saison, ce qui n’était pas arrivé depuis 2014. La monoplace s’est montrée incapable d’offrir à ses pilotes les moyens de se battre au plus haut niveau, même sur des circuits habituellement favorables.
Une double disqualification historique en Chine
Le Grand Prix de Chine a été le théâtre d’un événement inédit : les deux pilotes ont été disqualifiés lors de la même course, une première dans l’histoire moderne de la Formule 1. Cet épisode rarissime a aggravé une saison déjà très compliquée, entachant l’image de l’équipe et la confiance des pilotes.
Hors des points en sprint pour la première fois depuis 2021
La Scuderia a également terminé hors des points lors d’une course sprint, un événement inédit depuis Monza 2021. Un terrible constat qui montre le manque de constance et de compétitivité de la SF‑25, même dans des formats de course où les écarts sont traditionnellement réduits.
Lewis Hamilton : « Hâte que tout cela se termine. »
Lewis Hamilton, septuple champion du monde et pilote Ferrari, a reconnu publiquement la difficulté de la saison et le soulagement ressenti à son terme. Il a déclaré qu’il avait «hâte que tout cela se termine» et qu’il comptait profiter de la trêve hivernale pour se déconnecter et prendre du recul après une campagne éprouvante. Hamilton a malgré tout souligné le travail de ses ingénieurs et mécaniciens, saluant leur engagement malgré des résultats décevants.
Pour rappel, cette saison a été la première de sa carrière où Lewis Hamilton n’a obtenu aucun podium, un fait inédit en 18 ans de Formule 1.
2026 : un tournant dans la F1 avec des moteurs hybrides renforcés et la suppression du DRS. Un nouveau départ pour Ferrari ?
Si cette saison 2025 a été catastrophique pour Ferrari, toutes les cartes vont être redistribuées l’année prochaine. La saison 2026 de Formule 1 marque le début d’une nouvelle ère, avec des changements techniques, sportifs et environnementaux considérables. Les moteurs hybrides V6 turbo 1.6 L sont profondément remaniés : la MGU‑H disparaît, tandis que la puissance électrique de la MGU‑K passe de 120 kW à 350 kW, permettant à l’énergie électrique de représenter jusqu’à la moitié de la puissance totale. Cette refonte vise à rendre les monoplaces plus performantes, plus durables et à réduire la consommation de carburant.
Côté aérodynamique et châssis, les voitures seront plus légères et compactes, avec des systèmes d’ailerons avant et arrière réglables automatiquement selon le contexte. Les dépassements ne seront plus assurés par le DRS, désormais supprimé, mais par un nouveau mécanisme de « boost » électrique, activable sous certaines conditions pour favoriser des dépassements plus stratégiques.
Ces changements devraient rendre les courses plus tactiques, axées sur la gestion de l’énergie et la stratégie, tout en redistribuant les cartes entre équipes selon leur capacité à exploiter ces innovations. L’accent sur la durabilité, la réduction du poids et l’amélioration de l’agilité des voitures marque également une transition vers une Formule 1 plus écologique et proche des technologies automobiles actuelles.