Romano Floriani Mussolini, arrière-petit-fils du dictateur italien Benito Mussolini, refuse de laisser son nom de famille éclipser ses ambitions sportives. Âgé de 22 ans, le jeune défenseur s’apprête à faire ses débuts en Serie A avec la Cremonese, tout juste promue dans l’élite du football italien, après avoir été prêté par la Lazio.
En conférence de presse mercredi, Floriani Mussolini a tenu à recentrer l’attention sur son jeu plutôt que sur ses origines familiales, encore très sensibles en Italie. « Je suis ici pour jouer au football. Mon nom de famille ? Il a dérangé les autres plus que moi. C’est un nom lourd pour les autres, mais pas pour moi », a-t-il déclaré avec fermeté.
Alors que son arrivée dans le club lombard suscite des réactions diverses, notamment sur les réseaux sociaux, le joueur se veut concentré sur sa progression. « Moins on en parle, mieux c’est. Je suis là pour m’exprimer sur le terrain, rien d’autre », a-t-il poursuivi. Loin des polémiques, il affirme vouloir tirer profit de cette saison pour affronter des adversaires plus expérimentés et prouver sa valeur dans le championnat le plus exigeant d’Italie.
Romano Floriani Mussolini est le fils d’Alessandra Mussolini, ancienne députée européenne et petite-fille du Duce. Sa carrière sportive, jusqu’ici discrète, a débuté dans les rangs de la Lazio, où il a évolué au sein de l’équipe réserve, avant ce prêt à Cremonese, synonyme de nouvelle étape dans sa jeune trajectoire.
Malgré les polémiques récurrentes que peut susciter son patronyme, le joueur insiste sur sa volonté d’être jugé uniquement sur ses performances. Un défi d’autant plus grand dans un pays où la mémoire historique reste vive et où les figures de la période fasciste italienne demeurent profondément controversées.