Le Bayern Munich a décroché dimanche son 34e titre de champion d’Allemagne sans même fouler la pelouse. Le match nul 2-2 du Bayer Leverkusen à Fribourg a mis fin aux espoirs du tenant du titre, assurant au club bavarois une avance irréversible de huit points à deux journées de la fin du championnat.
Ce sacre marque le retour au sommet du Bayern après une saison 2023-2024 sans trophée, une première depuis 2012. Il intervient au terme d’une année de reconstruction portée par l’arrivée de l’entraîneur Vincent Kompany, le leadership offensif de Harry Kane et les difficultés de Leverkusen à reproduire l’exploit de l’an passé.
L’attaquant anglais a endossé le rôle de moteur d’une équipe en transition, succédant définitivement à l’ère Lewandowski. Avec 24 buts en Bundesliga, Kane a su s’imposer comme l’élément central d’un collectif rénové. Michael Olise, arrivé de Crystal Palace, a également brillé avec 10 buts et 17 passes décisives, tandis que Jamal Musiala, malgré des blessures, a inscrit 12 buts.
Sur le banc, Vincent Kompany a su ramener de la sérénité après la période mouvementée de Thomas Tuchel. Choix inattendu après la relégation de Burnley, le technicien belge s’est imposé par sa communication claire, son calme et son autorité discrète. Le Bayern a tourné la page des polémiques internes et des conflits d’ego, retrouvant la stabilité managériale qui lui manquait.
Pourtant, la saison n’a pas été sans risque. La gestion serrée de l’effectif, contrainte par la masse salariale importante de Kane, a laissé l’équipe vulnérable à certaines blessures, notamment celles de Dayot Upamecano et Alphonso Davies. Malgré un effectif parfois juste, Kompany a su optimiser les ressources à disposition.
De son côté, Leverkusen n’a jamais su rééditer son invincibilité légendaire. Avec deux défaites mais surtout 11 matchs nuls, les hommes de Xabi Alonso ont laissé filer trop de points clés. Le Bayern a su profiter de ces faux pas, notamment lors du mois d’avril, pour creuser l’écart et sceller un nouveau triomphe dans un championnat qu’il domine plus que jamais.