C’est officiel, le nouveau directeur général de LFP, Nicolas de Tavernost, a pris ses fonctions. En pleine crise des droits TV. Crise qui s’étire depuis 2018… ll succède à Benjamin Morel, que l’on a vu molesté verbalement par Nasser Al-Khelaïfi dans la séquence diffusée par France 2 peu de temps avant son départ de la Ligue, l’été dernier.
Le journaliste de L’Equipe Etienne Moatti informe ce jeudi soir que l’ex-patron des Girondins de Bordeaux et de M6 va toucher le même salaire que son prédécesseur, soit la coquette somme annuelle de 600 000 euros. Et entre 6 mois et une année de salaire en cas de départ.
À 74 ans, Nicolas de Tavernost reste aussi le conseiller du couple Saadé (CMA-CGM, CMA Média) ainsi qu’actionnaire de GL Events. Mercredi, en conseil d’administration, la LFP a validé l’arrivée de l’homme d’affaires comme directeur général de LFP Média. Les dirigeants de la Ligue estiment donc s’épauler d’un grand spécialiste média sans dépenser plus d’argent. Pas sûr que ce dernier soit visionnaire ou adepte des nouvelles technologies, afin de propulser la Ligue 1 dans une nouvelle ère « 360 ». Mais il demeure un atout de poids pour relancer les discussions avec Canal+ à l’avenir.
Une chaîne Ligue 1 à la manière du NBA League Pass
DAZN possède toujours son contrat avec la LFP et diffuse 8 matches de L1 sur 9 chaque week-end. Pour un montant annuel moyen de 375 M€. Un deal non rentable pour le « Netflix du sport », qui souhaiterait se retirer. Et qui pourra contractuellement le faire au plus tard en décembre 2025. Pour se séparer avant, il faudra négocier. Et chacun tente de se montrer en position de force en laissant fuiter des informations sur sa prétendue position vis-à-vis du « partenaire ».
Le développement d’une chaîne Ligue 1 en parallèle d’un gros diffuseur télé est quelque chose qui aurait dû être mis en place depuis plusieurs années, à la manière du NBA League Pass. Afin de jouer sur deux tableaux et faire grandir une chaîne L1 sans être obligé qu’elle soit une bouée de sauvetage pour les clubs mal gérés.