Violence au Paradise des Sables-d’Olonne : deux videurs devant la justice pour coups aggravés
Violence au Paradise des Sables-d’Olonne : deux videurs devant la justice pour coups aggravés

Jeudi 19 juin, le tribunal judiciaire des Sables-d’Olonne a examiné une affaire de violences aggravées impliquant deux agents de sécurité de la boîte de nuit « Paradise », à la suite d’un incident survenu le 30 mars dernier. Un jeune homme de 27 ans a été violemment agressé après une altercation dans l’établissement, entraînant trois fractures au visage, dont l’une a nécessité une opération chirurgicale. L’incapacité totale de travail prescrite s’élève à 30 jours.

Des images accablantes et des justifications fragiles

Les deux prévenus, qui reconnaissent partiellement les faits, ont tenté de minimiser leur responsabilité en invoquant un contexte tendu et une intervention destinée à séparer une bagarre. L’un d’eux a admis une gifle à l’origine d’un tympan perforé, en affirmant avoir été menacé. Le second a évoqué une réaction de peur. Mais les enregistrements de vidéosurveillance diffusés à l’audience ont contredit plusieurs de leurs affirmations. Sur les images, les coups sont violents, répétés, et portés alors que la victime est au sol ou expulsée. Les justifications sur un geste de défense ou d’apaisement n’ont pas convaincu la présidence.

Un passif judiciaire et une réputation en jeu

Le casier judiciaire du premier videur fait état de condamnations antérieures, et l’argument du manque d’expérience avancé par le second n’a pas tenu face à la preuve de ses nombreuses prestations antérieures dans la même discothèque. Le ministère public a rappelé que ce n’est pas la première fois que l’établissement fait l’objet de poursuites similaires, pointant une violence disproportionnée de la part de ses agents. L’avocate de la partie civile a insisté sur le traumatisme des victimes et le décalage entre un lieu censé être festif et l’intensité des blessures infligées. Le parquet a requis huit mois de prison avec sursis probatoire, assortis d’une interdiction d’exercer dans un établissement de nuit et de tout contact avec les victimes. Le jugement sera rendu le 23 juillet prochain.

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