Match de Ligue des champions, canapé, serpent. Pour Max, 41 ans, habitant du 8e arrondissement de Lyon, le week-end de l’Ascension a pris des allures de huis clos reptilien. Samedi 31 mai, il découvre un serpent tacheté et sinueux dans son salon. Coincé sous le canapé. Et personne pour l’aider. Après avoir contacté en vain les pompiers, les vétérinaires et une association spécialisée, Max finit par capturer lui-même la bête, une couleuvre helvétique — inoffensive, mais tout de même protégée par la loi. Une serviette, un sac plastique et une bonne dose de nerfs auront eu raison de sa peur. L’animal est relâché dans la nature, sain et sauf. Max, lui, confesse un certain agacement : « J’aurais aimé un peu plus d’assistance. J’ai dû me débrouiller seul. »
Des appels… et des renvois en boucle
Tout commence vendredi. Son chat Michka fixe avec insistance un meuble du salon. Max soupçonne une souris. Ce n’est que le lendemain qu’il aperçoit le véritable intrus : un reptile long et sombre, probablement glissé dans son sac de pêche la veille. Il appelle immédiatement les secours. Les pompiers lui demandent une photo via WhatsApp. Verdict : « couleuvre », donc pas de déplacement. On lui suggère d’ouvrir la porte-fenêtre et de patienter. Ambiance. Inquiet, citadin et clairement pas herpétologue, Max tente les urgences vétérinaires, qui le renvoient… aux pompiers. Entre deux appels, il regarde la finale de la Ligue des champions, serpent tapi sous le canapé, une couverture rajoutée par crainte d’une morsure. « Même si elle n’est pas venimeuse, j’en ai peur ! Et je me disais : si elle est protégée, au moins qu’on vienne la protéger aussi. »
48h avec la bête à sang-froid
Finalement, après 48 heures de cohabitation tendue, Max prend les choses en main. Une fois le reptile capturé, une brigade spécialisée le contacte… trop tard. L’épisode aura eu le mérite d’illustrer les zones grises de l’intervention d’urgence en cas de faune sauvage urbaine. Les pompiers du Rhône, contactés par nos confrères du Progrès, ont confirmé qu’ils n’interviennent pas systématiquement pour ce type de situation, mais se disent disponibles pour conseiller et orienter les particuliers vers les bons interlocuteurs. Encore faut-il pouvoir les trouver, et, visiblement, pas un jour férié.