Yvan T., policier de 52 ans affecté au commissariat de Nice, s’est suicidé mercredi 8 mai 2025 alors qu’il se rendait à son travail. Selon une source policière, il aurait stationné sa voiture sur le bas-côté d’une route avant de mettre fin à ses jours avec son arme de service. Marié, père de famille, il était également très impliqué localement, exerçant les fonctions de chef de centre des sapeurs-pompiers volontaires de Peille, dans l’arrière-pays niçois. Ce nouveau drame porte à neuf le nombre de suicides recensés dans les rangs de la police nationale depuis le début de l’année, selon les chiffres de nos confrères d’Actu17. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances précises des faits.
Un homme salué pour son professionnalisme et son engagement
Julien Hausknecht, secrétaire départemental du syndicat Alliance Police Nationale des Alpes-Maritimes, a exprimé sa profonde émotion sur Facebook. Il décrit un collègue « solide, humble et très professionnel », toujours souriant malgré un mal-être invisible. Une cagnotte a été lancée sur la plateforme Leetchi pour soutenir sa famille ; elle a déjà recueilli plus de 430 participations. La tragédie relance une nouvelle fois l’alerte sur la souffrance psychologique dans les forces de l’ordre. Des numéros de soutien sont à disposition, dont le 3114, ligne nationale de prévention du suicide, et des services spécialisés pour les policiers en détresse psychologique. Trois associations (PEPS-SOS, APS et l’Amicale de la police nationale) poursuivent leur travail de prévention et d’accompagnement, dans un contexte où les alertes se multiplient sur la santé mentale des agents.