Un étudiant chinois condamné à 24 ans de prison pour avoir drogué et violé dix femmes au Royaume-Uni et en Chine
Un étudiant chinois condamné à 24 ans de prison pour avoir drogué et violé dix femmes au Royaume-Uni et en Chine

LONDRES, 19 juin (Reuters) – Un étudiant chinois a été condamné jeudi à 24 ans de réclusion criminelle par un tribunal londonien après avoir été reconnu coupable d’avoir drogué et violé dix femmes au Royaume-Uni et en Chine. Cette affaire, qualifiée de « campagne internationale de violence sexuelle », a été l’une des plus marquantes en matière d’agressions sexuelles transfrontalières.

Zhenhao Zou, 31 ans, s’était présenté comme un étudiant modèle inscrit dans plusieurs institutions prestigieuses au Royaume-Uni, notamment à l’Université d’Oxford et à l’Université de Manchester. Mais derrière cette façade se cachait un prédateur sexuel méthodique qui a agressé ses victimes entre 2017 et 2022, selon les autorités judiciaires britanniques.

Le parquet britannique a présenté des preuves montrant que Zou avait l’habitude de droguer ses victimes avant de les violer, enregistrant parfois les agressions. Les attaques ont eu lieu dans plusieurs villes britanniques ainsi qu’en Chine, où certaines des victimes résidaient ou voyageaient. Plusieurs éléments numériques, notamment des vidéos et des messages, ont permis de reconstituer les faits.

Le juge du tribunal de Southwark Crown Court, à Londres, a déclaré que Zou représentait un « danger élevé pour les femmes » et que sa condamnation devait refléter « la gravité et la préméditation de ses crimes ». Il devra purger au moins les deux tiers de sa peine avant de pouvoir demander une libération conditionnelle.

Les autorités britanniques ont souligné la complexité de cette enquête, qui a nécessité une coopération étroite avec les forces de l’ordre chinoises et des agences internationales, notamment pour recueillir des témoignages et obtenir des preuves numériques à l’étranger.

Des associations de défense des victimes ont salué la condamnation, y voyant un signal fort contre les violences sexuelles, mais ont également rappelé la nécessité de mieux protéger les étudiantes, en particulier les jeunes femmes étrangères souvent isolées ou vulnérables.

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