L’affaire avait soulevé l’indignation jusque dans les rangs du gouvernement. Le 12 septembre, un policier de la brigade anticriminalité de Tourcoing était violemment passé à tabac lors d’une intervention dans le quartier du Pont de Neuville. La scène, filmée puis largement relayée sur les réseaux sociaux, avait provoqué une onde de choc et conduit à l’incarcération de plusieurs adolescents soupçonnés d’y avoir pris part. Cinq mineurs avaient été mis en examen dans la foulée, deux d’entre eux placés derrière les barreaux. Mais selon RTL, ces derniers viennent d’être libérés, non sans conditions. Le juge a choisi de les placer sous contrôle judiciaire strict : l’un a été éloigné de son environnement familial, l’autre doit rejoindre un centre éducatif fermé.
Un lynchage aux conséquences judiciaires lourdes
Ces deux suspects sont frères. D’après leur avocat, ils auraient reconnu leur implication tout en minimisant leur intention de s’en prendre à des forces de l’ordre. « Ce n’était pas leur volonté première », a plaidé Me Abderrahmane Hammouch, en assurant qu’ils ont présenté des excuses. L’affaire reste néanmoins lourde. Le policier agressé avait été roué de coups au sol dans une scène d’une rare violence. Les images avaient relancé le débat sur les attaques contre les forces de l’ordre et la réponse judiciaire à y apporter. Les trois autres adolescents mis en examen demeurent sous le coup de mesures judiciaires, tandis que l’enquête se poursuit afin de déterminer les responsabilités exactes dans ce passage à tabac collectif. À Tourcoing, l’émotion reste vive face à un épisode qui a mis en lumière une nouvelle fois les tensions persistantes entre une partie de la jeunesse et la police.