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Svetlana Dali, 58 ans, a été fixée jeudi sur sa peine après avoir été reconnue coupable d’avoir embarqué clandestinement sur un vol Delta Airlines entre New York et Paris en novembre 2024. La justice américaine a prononcé une peine de prison équivalente au temps déjà purgé, soit sept mois derrière les barreaux, assortie d’un an de liberté surveillée, motivée par la nécessité d’un suivi psychiatrique. L’affaire avait fait grand bruit à l’automne dernier. Résidente permanente aux États-Unis, la citoyenne russe était parvenue à déjouer les contrôles de l’aéroport JFK de New York pour embarquer sans billet à bord d’un vol de nuit à destination de Paris. Cachée avec ses effets personnels dans les toilettes de l’avion, elle n’avait été découverte qu’après plusieurs heures de vol, lorsqu’une hôtesse s’était étonnée de son absence à bord. Dali avait alors feint des vomissements pour justifier son séjour prolongé dans les sanitaires.

Des discours délirants et une cavale improbable

Depuis son arrestation, Svetlana Dali a multiplié les déclarations incohérentes, évoquant tour à tour un empoisonnement par des « produits chimiques militaires » sur le sol américain et un complot mêlant services secrets russes et américains. Lors de son passage en France, elle avait accusé les deux pays de l’avoir empoisonnée au polonium. Aucun examen médical n’était toutefois venu étayer ses dires. Jeudi, face à la juge Ann Donnelly, elle a de nouveau affirmé avoir agi pour « sauver sa vie ». Le parcours de Dali, visiblement instable, ne s’est pas arrêté là. Après avoir été renvoyée aux États-Unis le 4 décembre, elle aurait brièvement coupé son bracelet électronique avant de tenter de gagner le Canada en franchissant illégalement le pont Peace, à Buffalo. Sans succès. Depuis, elle était de nouveau détenue. La juge a reconnu la complexité du dossier, évoquant une « vie difficile » et un profil psychologique troublé, mais a rappelé la nécessité de dissuader toute récidive de ce type. Elle a ainsi imposé une mesure de liberté surveillée d’un an, spécifiquement orientée vers un accompagnement médical. « J’espère que vous travaillerez avec toutes les personnes qui essaient de vous aider », a-t-elle conclu, en s’adressant directement à l’accusée. Une fois les derniers volets judiciaires traités, Svetlana Dali pourrait être prochainement libérée, sous contrôle. Quant à ses ambitions de fuite, elles semblent désormais définitivement clouées au sol.

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