Surveillante tuée dans un collège: «Il a dit au conseiller d’éducation de qu’il allait faire». Révélations glaçantes d’une amie du tueur
Surveillante tuée dans un collège: «Il a dit au conseiller d’éducation de qu’il allait faire». Révélations glaçantes d’une amie du tueur

Une immense émotion traverse la France après le meurtre de Mélanie, 31 ans, assistante d’éducation au collège Françoise-Dolto à Nogent, tuée mardi matin à coups de couteau par un élève de 14 ans, lors d’un banal contrôle de sacs. Le drame s’est déroulé en pleine journée, sur les lieux mêmes où la jeune femme, ancienne coiffeuse reconvertie, exerçait depuis septembre dernier.

Une cellule psychologique a été mise en place et les élèves sont accueillis sous forte présence des gendarmes. Sur les réseaux sociaux, Mélanie est décrite comme une femme « solaire », « douce », « gentille ». Maman d’un petit garçon de 4 ans, elle était aussi conseillère municipale à Sarcey, village voisin.

Le tueur avait annoncé son geste

L’adolescent de 14 ans, interpellé immédiatement après les faits par les gendarmes, a vu sa garde à vue prolongée de 24 heures. Peu d’informations ont filtré sur son profil. Mais un témoignage, diffusé ce midi ur M6, vient apporter un éclairage troublant.

Une élève du même établissement, qui se présente comme la meilleure amie du collégien, a affirmé au micro de M6 que le garçon avait demandé de l’aide avant de passer à l’acte : « Je pense qu’il sentait qu’il avait plusieurs personnalités, qu’il n’était pas tout seul. Il a mis un message sur l’ENT, il a envoyé au conseiller d’éducation ce qu’il allait faire, ce qu’il a fait. Je pense qu’il l’a dit pour qu’on l’aide, qu’on l’empêche. Il savait qu’il ne contrôlait pas ce qu’il allait faire. »

Elle décrit un adolescent parfois instable, mais jamais violent envers elle :

« Parfois, il ne contrôlait pas trop sa colère. Il pouvait un peu déborder. Mais il m’a toujours dit qu’il me protégerait, qu’il ne me ferait pas de mal. Je n’ai jamais vu quelqu’un de méchant en lui. »

Et d’ajouter, visiblement bouleversée : « Peut-être qu’il avait des problèmes, qu’il n’a pas osé dire. Mais je pense que ce n’était pas vraiment volontaire. Il a demandé de l’aide. Je pense que ce n’était pas quelque chose qu’il voulait vraiment faire. »

Ces propos soulèvent une question grave : le message envoyé via l’ENT au conseiller principal d’éducation a-t-il été vu et pris en compte ?

Les autorités n’ont, à cette heure, pas confirmé cette information. Mais si elle se vérifie, elle pourrait changer le regard sur les circonstances du passage à l’acte. Aucune revendication, ni explication claire n’a été donnée par l’adolescent à ce stade. L’enquête devra déterminer si l’acte a été prémédité, impulsif, ou influencé par autre chose…

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