Matraque administrative et saisies massives : la rave party de Boischampré n’aura pas résisté au rouleau compresseur préfectoral. Ce dimanche 1er juin, à 20h, la préfecture de l’Orne a dressé un bilan implacable : 551 procès-verbaux, du matériel confisqué, des amendes par dizaines, et une menace claire de poursuites pénales contre les organisateurs. Installée sans autorisation depuis le vendredi 30 mai au soir, sur une parcelle agricole proche de l’autoroute A88, la fête improvisée s’est heurtée à une riposte massive. 160 gendarmes, équipes cynophiles, drone de surveillance, renforts venus de trois départements voisins… l’État a sorti l’artillerie lourde.
Sanctions en rafale et matos saisi
Le chiffre donne le ton : 466 PV à 135 € pour participation à une manifestation interdite. À cela s’ajoutent 81 amendes pour stationnement sauvage, 3 pour défaut d’assurance ou de contrôle technique, 1 pour non-respect d’un stop, et 67 amendes pour détention de stupéfiants, à 200 € pièce. Sept conducteurs se sont même vus suspendre leur permis pour consommation de drogue ou d’alcool. Mais le coup de massue est tombé sur les organisateurs : saisie de 76 caissons de basse, 2 groupes électrogènes, 2 grosses enceintes et 2 véhicules utilitaires, le tout sur réquisition du parquet d’Argentan. La préfecture ne cache plus son intention de poursuivre ceux qui ont monté l’événement. En parallèle, la société Alicorne a pris des mesures de sécurité sur l’A88 (ralentissements, réduction des voies), tandis que les secours – pompiers, bénévoles de la Protection civile – ont assuré maraudes, soins légers et distribution d’eau. Huit personnes ont été prises en charge pour des malaises ou blessures sans gravité. Au final, le préfet a salué l’engagement des forces mobilisées pour ramener l’ordre. Et adressé un message limpide : dans l’Orne, on ne fait pas la fête n’importe où, n’importe comment.