Dans la nuit de vendredi à samedi, à Fléville-devant-Nancy (Meurthe-et-Moselle), les policiers sont appelés vers 2 heures du matin pour une « tentative d’homicide conjugal ». Sur place, une femme de 46 ans est découverte au domicile, « le visage mutilé », selon les mots du parquet de Nancy.
Son mari, âgé de 56 ans, est soupçonné d’avoir voulu la tuer avant de « tenter de mettre fin à ses jours dans le logement », d’après le procureur François Capin-Dulhoste. Les deux époux, dont le pronostic vital n’est pas engagé, ont été transportés à l’hôpital.
La nuit bascule, la justice s’installe
La procédure s’annonce lourde, comme souvent quand l’intime vire au dossier criminel: l’enquête a été confiée à la division de la criminalité territoriale, ouverte pour tentative d’homicide par conjoint et actes de torture et de barbarie. Un cutter a été retrouvé près du mis en cause, sans qu’il soit encore possible d’affirmer qu’il s’agit de l’arme utilisée, à ce stade.
Dans l’appartement, deux enfants, âgés de quatre et sept ans, dormaient au moment des faits; ils ont été orientés vers le CHRU pour une prise en charge psychologique. Reste maintenant le temps judiciaire, celui qui établit les responsabilités, mais aussi le temps social, alors que les morts violentes au sein du couple continuent d’émailler l’actualité et de rappeler, froidement, que le danger surgit parfois là où l’on se croyait chez soi.