Pièges sur Grindr à Nîmes : des rendez-vous se terminaient en vols et violences
Pièges sur Grindr à Nîmes : des rendez-vous se terminaient en vols et violences

Des messages aguicheurs, un faux profil, une invitation chez la victime… et une agression organisée. À Nîmes, plusieurs hommes ont été pris au piège d’une escroquerie violente via l’application de rencontre Grindr. L’affaire, qui remonte au mois d’avril, a débouché sur l’interpellation de quatre suspects, dont deux mineurs. Le scénario était toujours le même : un jeune homme entame la discussion, propose un rendez-vous, puis se rend seul au domicile de la cible. Une fois sur place, il prétexte avoir oublié un objet pour s’absenter brièvement. Quelques minutes plus tard, il revient… accompagné de trois complices. Ensemble, ils frappent, dépouillent, et repartent avec les effets personnels de la victime.

Une enquête discrète, une opération ciblée

La police nationale du Gard a fini par remonter la piste de ce petit groupe, à l’issue d’une enquête discrète mais efficace. Lundi 2 juin, les forces de l’ordre ont procédé à l’arrestation des quatre jeunes impliqués. Parmi eux : trois garçons de 17, 18 et 19 ans, et une jeune fille de 17 ans. Tous ont été placés en garde à vue, puis déférés devant la justice le mercredi 4 juin. Les victimes, toutes contactées via une application spécifiquement tournée vers les hommes gays, bisexuels ou queers, ont été ciblées pour leur vulnérabilité dans le cadre privé. Derrière l’écran, c’était un véritable traquenard. Si l’enquête a permis d’arrêter les agresseurs, elle soulève aussi la question des risques croissants liés aux plateformes de rencontre lorsqu’elles sont utilisées comme appâts pour des actes prémédités.

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