On ne filme pas un accident : des PV à la chaîne sur l’A7
On ne filme pas un accident : des PV à la chaîne sur l’A7

Ils voulaient immortaliser un accident, ils repartiront avec une amende. Le 5 juin, sur l’autoroute A7 à hauteur de La Roche-de-Glun, dans la Drôme, plus de 100 automobilistes ont été verbalisés après avoir filmé ou photographié un poids lourd renversé. L’incident, survenu entre Tain-l’Hermitage et Valence, avait provoqué un important ralentissement. Mais pour les forces de l’ordre, le spectacle ne justifiait en rien la violation du Code de la route. Alors que les secours intervenaient sur place, les gendarmes ont discrètement observé les comportements au volant. Résultat : 109 conducteurs pris en flagrant délit d’usage de leur téléphone. Pas d’interpellations immédiates, mais un relevé systématique des plaques d’immatriculation. Une méthode expéditive, permise par la loi, pour sanctionner des infractions pourtant banales mais dangereuses.

135 euros d’amende et trois points en moins

Les conducteurs concernés recevront dans leur boîte aux lettres une amende forfaitaire de 135 euros, ramenée à 90 en cas de paiement rapide. Surtout, ils perdront trois points sur leur permis. Car la règle est formelle : depuis 2015, tout usage du téléphone tenu en main en conduisant est interdit, que ce soit pour appeler, écrire… ou filmer un accident. Même à l’arrêt, dès lors que le véhicule est en circulation, le Code de la route ne tolère aucune exception. Les autorités dénoncent ces gestes trop souvent banalisés, qui peuvent provoquer des « bouchons de curiosité » et distraire au point d’aggraver les risques. La prise d’images, même furtive, détourne l’attention et met en danger les secours comme les autres automobilistes. Pour les gendarmes, l’objectif est clair : rappeler que la route n’est pas un terrain de chasse aux images choc.

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