La nuit de mercredi à jeudi a viré au drame à Nyons, dans le sud de la Drôme. Une voiture a été emportée par la montée soudaine de l’Eygues, une rivière gonflée par les orages. À son bord, un homme et une femme sont désormais portés disparus. Leur véhicule, retrouvé vide ce jeudi matin grâce à un drone, repose dans le lit de la rivière. L’alerte a été donnée vers une heure du matin. La conductrice aurait réussi à prévenir les secours après une sortie de route, expliquant que sa voiture venait de plonger dans les eaux tumultueuses. Depuis cet appel, plus aucun contact n’a pu être établi avec le couple. La rivière, placée en vigilance orange pour risque de crue, a considérablement grossi dans la nuit, compliquant les recherches.
Une opération de secours d’envergure
Les secours ont immédiatement déployé un dispositif impressionnant. Des militaires des brigades fluviales de la Drôme et de la Savoie, des gendarmes du peloton de surveillance et d’intervention, ainsi que des brigades locales sont mobilisés sur place. Un hélicoptère, plusieurs drones et des plongeurs du service départemental d’incendie et de secours (Sdis 26) sillonnent la zone depuis les premières heures du jour. Le maire de Nyons, Pierre Combes, a confié vivre une situation « très perturbante », évoquant l’attente et l’inquiétude de toute la commune. Il a rappelé que l’Eygues, souvent calme en apparence, se transforme rapidement en torrent sous l’effet des pluies. Malgré l’accalmie apparente et l’absence de débordement majeur, le courant reste puissant et dangereux pour les secours.
Des conditions météo toujours instables
Les recherches se poursuivent sans relâche tandis que les orages menacent de reprendre dans la région. Les autorités appellent à la plus grande prudence sur les routes et près des cours d’eau. Dans ce secteur montagneux, la moindre averse peut transformer la rivière en torrent. À Nyons, l’espoir demeure de retrouver le couple sain et sauf, mais le temps joue contre les équipes engagées. Les plongeurs concentrent désormais leurs efforts sur les zones les plus profondes de l’Eygues, là où les eaux troubles et rapides rendent chaque intervention périlleuse.