LE CAIRE – Le gouvernement égyptien a officiellement déclaré morts sept personnes disparues lors du naufrage d’un bateau de tourisme en mer Rouge survenu en novembre dernier. Parmi les victimes figurent cinq étrangers : deux Britanniques, deux Polonais et un Allemand, ainsi que deux citoyens égyptiens, selon un décret publié dimanche au journal officiel et signé par le Premier ministre.
Le drame s’est déroulé près du récif de Sataya, au large des côtes égyptiennes, lorsque le navire Sea Story, transportant 31 touristes et 13 membres d’équipage, a chaviré lors d’une excursion de plongée sous-marine de plusieurs jours. Le bateau aurait coulé en seulement cinq à sept minutes après avoir été violemment frappé par des vagues puissantes, d’après les autorités. Quatre corps avaient été retrouvés sur place au moment de la catastrophe.
Les premières conclusions de l’enquête imputent le naufrage à des conditions météorologiques extrêmes. Aucun défaut technique n’avait été relevé lors de la dernière inspection du Sea Story, effectuée huit mois auparavant. Le bateau, long de 34 mètres, appartenait à un ressortissant égyptien et disposait d’un certificat de sécurité maritime valide pour un an.
L’accident rappelle les dangers potentiels de la navigation touristique dans cette région. Il s’agit du deuxième naufrage signalé en mer Rouge en moins d’un an : en juin dernier, un autre navire avait été gravement endommagé par les vagues, sans faire de victimes. Plus récemment, au début de l’année, le naufrage d’un sous-marin touristique près d’Hurghada avait coûté la vie à six touristes russes.
La mer Rouge reste pourtant l’un des joyaux du tourisme en Égypte, attirant des milliers de visiteurs chaque année pour ses récifs coralliens, ses eaux cristallines et sa biodiversité marine. Le secteur touristique représente un pilier essentiel de l’économie égyptienne, mais ces tragédies soulèvent des questions sur la sécurité maritime et la prévention des accidents dans des conditions parfois imprévisibles.