Mont-Blanc, nouveau drame ce week-end : deux alpinistes français meurent après une chute 
Mont-Blanc, nouveau drame ce week-end : deux alpinistes français meurent après une chute 

Le massif du Mont-Blanc a été le théâtre d’un nouvel accident mortel. Samedi 19 juillet, les corps sans vie d’une femme de 25 ans et d’un homme de 56 ans ont été découverts au pied de l’aiguille de Bionnassay, un sommet culminant à 4 052 mètres d’altitude. Les deux alpinistes français, dont les familles avaient signalé la disparition la veille, n’ont pas survécu à leur ascension. Alerté vendredi soir par des proches inquiets de ne pas les voir revenir, le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix avait immédiatement lancé les recherches. C’est dans un secteur escarpé, sur une voie alternative menant au Mont-Blanc, que les secouristes ont retrouvé les corps. L’arête, mêlant roche et neige, est réputée pour sa technicité et exige une solide expérience.

Un dévissage mortel sur une voie engagée

Selon les premières constatations, les deux alpinistes auraient « très vraisemblablement dévissé » alors qu’ils progressaient sur cette crête exposée. Ils ne résidaient pas dans la vallée, ont précisé les secours, sans indiquer s’ils faisaient partie d’une cordée encadrée. La voie qu’ils empruntaient, bien que moins fréquentée que l’itinéraire classique du Mont-Blanc, est connue pour son exigence technique. Une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer les circonstances précises du drame. Le parquet de Bonneville devra établir si une défaillance matérielle, une erreur d’itinéraire ou une météo défavorable a pu jouer un rôle. Sur les pentes du Mont-Blanc, la moindre perte d’équilibre peut se transformer en chute fatale. Chaque été, le massif attire des milliers d’alpinistes venus affronter ses sommets. Mais la montagne, aussi majestueuse soit-elle, ne pardonne pas l’impréparation ou le moindre relâchement. Ce nouvel accident vient tristement rappeler les risques inhérents à la haute altitude.

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