L’école élémentaire Saint-Louis Campagne Lévêque, à Marseille, a été le théâtre d’une violente agression ce mardi 7 octobre. Une Atsem (agent territoriale spécialisé des écoles maternelles) de 41 ans a été frappée par un individu qui aurait également tenté de l’agresser sexuellement. Le drame s’est déroulé en pleine matinée, dans les couloirs de l’établissement. L’agresseur aurait roué la victime de coups au visage avant d’essayer de la déshabiller. Selon les premiers éléments recueillis par les autorités, l’homme aurait tenté d’arracher ses vêtements, notamment sa culotte. Les marins-pompiers ont pris en charge la victime, le visage ensanglanté et l’ont transportée vers l’hôpital le plus proche. Les circonstances exactes de l’agression restent à préciser, mais la scène a plongé l’ensemble de la communauté éducative dans la sidération.
Un climat d’effroi au sein de l’école
À la suite de cette attaque, les enseignants et le personnel municipal ont décidé d’exercer leur droit de retrait dès la mi-journée. Une réunion d’urgence a été organisée avec les services de la mairie, qui ont mis en place une distribution de repas pour les élèves restés sur place. Les parents ont pu venir chercher leurs enfants, mais la continuité de l’accueil a été assurée par des agents municipaux. La police municipale est intervenue rapidement pour sécuriser les lieux et évaluer la situation. Un périmètre de sécurité a été établi autour de l’école tandis qu’une enquête a été ouverte pour tenter d’identifier l’auteur des faits. Les enquêteurs s’efforcent de déterminer comment un individu a pu pénétrer dans l’établissement en pleine journée.
Indignation et appel à des sanctions exemplaires
Le maire de Marseille, Benoît Payan, a condamné cette agression qu’il a qualifiée de « révoltante » sur le réseau social X. Il a exprimé son soutien à la victime et à l’ensemble du personnel éducatif, rappelant que les agents municipaux « sont en première ligne pour offrir un service public de qualité » et que « toute violence envers eux est intolérable ». L’élu a demandé à ce que la justice prononce des sanctions exemplaires. Cette affaire soulève à nouveau la question de la sécurité dans les établissements scolaires de la ville, souvent confrontés à des intrusions ou à des violences extérieures.