Une balle, puis une autre. À 22 ans, il s’est effondré sur le bitume, boulevard National, dans le 3ᵉ arrondissement de Marseille. Il n’a pas survécu. Ses tueurs, eux, se sont évaporés à scooter. Les marins-pompiers sont arrivés en urgence mardi soir, 13 mai, vers 22 h. Le corps gisait déjà sans vie. Deux impacts dans la cage thoracique. Les gestes de réanimation n’ont rien changé. Le médecin n’a pu que constater le décès. La victime, connue des services de justice pour quelques infractions sans lien avec le trafic, n’a pas eu le temps de dire un mot.
Fuite en deux temps
Deux hommes sur un deux-roues – volé, selon une source proche de l’enquête – ont pris la fuite dans l’instant. Le scooter sera retrouvé un peu plus loin, abandonné. Au même moment, une seconde victime, également touchée par balles, était hospitalisée. Son pronostic vital n’était pas engagé. Le parquet de Marseille n’a pas tergiversé. Les chefs d’accusation sont clairs : assassinat en bande organisée, tentative d’assassinat et association de malfaiteurs. La division de la criminalité organisée (DCOS) est désormais à la manœuvre.
Règlement de comptes ou avertissement ?
La question reste entière. Aucun élément ne rattache pour l’instant la victime à un quelconque trafic. Ce qui ne signifie pas que le crime est sans lien avec le banditisme local. À Marseille, les armes circulent vite et tirent sans prévenir. Un mort, un blessé, un scooter abandonné : la mécanique du crime est connue. Reste à savoir ce qui a déclenché cette exécution. Un règlement de comptes ? Un signal ? Un message envoyé dans le silence de la nuit ?