Marseille : des policiers blessés et pris à partie après deux refus d'obtempérer en 48 heures
Marseille : des policiers blessés et pris à partie après deux refus d'obtempérer en 48 heures


La tension monte à Marseille après deux incidents successifs impliquant les forces de l’ordre. Lundi soir, dans le quartier de la Busserine (14e arrondissement), une voiture de police a été percutée lors d’une course-poursuite avec un deux-roues. Le véhicule a effectué un tonneau, blessant les deux agents à bord. Mercredi soir, quatre autres policiers ont à leur tour été blessés boulevard Chave, dans des circonstances similaires.

Un climat d’hostilité devenu habituel

À la Busserine, les images filmées par des témoins ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux. On y voit les deux fonctionnaires, encore sous le choc, s’extraire difficilement de leur véhicule retourné. Plutôt que de recevoir de l’aide, ils essuient insultes et menaces. Seul l’automobiliste impliqué dans la collision vient leur porter assistance. L’équipage, encerclé, doit faire usage de grenades lacrymogènes et de désencerclement pour se dégager. L’émotion provoquée par la vidéo est immédiate. La présidente du département, Martine Vassal, comme le maire de Marseille, Benoît Payan, ont exprimé leur indignation face à ce traitement infligé aux forces de l’ordre. Plusieurs enquêtes ont été ouvertes par le parquet.

Une série noire qui se prolonge

Deux jours plus tard, nouveau refus d’obtempérer, cette fois boulevard Chave. L’incident se termine par un accident et de nouvelles violences : quatre policiers blessés, dans un contexte de plus en plus tendu pour les effectifs en patrouille. Ces faits s’ajoutent à une série d’incidents récents à Marseille, où les refus d’obtempérer se multiplient, parfois avec des conséquences dramatiques. Alors que les forces de police réclament davantage de moyens et de reconnaissance, ces épisodes alimentent un malaise grandissant sur le terrain. Une partie de la population, loin d’être passive, manifeste parfois ouvertement son hostilité à l’uniforme. Pour les syndicats, cette spirale n’est plus simplement préoccupante, elle devient alarmante.

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