La manifestation du 18 septembre à Lyon, jusque-là calme, a été marquée par de violents affrontements entre un groupe de manifestants vêtus de noir et les forces de l’ordre. D’après la préfecture du Rhône et des journalistes présents sur place, un journaliste de France Télévisions et un policier ont été blessés. Les tensions ont éclaté environ une heure et demie après le départ du cortège, qui rassemblait plusieurs milliers de personnes dans le centre-ville. Selon la préfecture, des « très nombreux jets de projectiles et tirs de mortiers d’artifice » ont visé les forces de l’ordre depuis un pré-cortège décrit comme « composé de nombreux individus à risque ».
Usage massif de gaz lacrymogènes
Pour disperser les assaillants, les policiers ont répliqué par un usage important de gaz lacrymogène et de grenades de désencerclement. Dans la confusion, un journaliste a été atteint au dos et souffre de brûlures superficielles et d’acouphènes. Il a été transporté à l’hôpital. De son côté, un policier a perdu une dent après avoir reçu un projectile. Malgré ces violences, le cortège a repris sa progression vers la place Bellecour peu après 13 heures, tandis que les échauffourées se poursuivaient sporadiquement avec de nouveaux jets de mortiers d’artifice et des tirs de gaz lacrymogène.