Les autorités de Louisiane poursuivaient samedi leurs recherches pour retrouver le dernier des trois détenus évadés de la prison de St. Landry Parish, après que les hommes ont réussi à extraire des blocs de béton d’un mur en dégradation. Le shérif Bobby J. Guidroz a appelé le fugitif à se rendre « pacifiquement », tout en affirmant que les forces de l’ordre « ne se reposeront pas » tant qu’il n’aura pas été capturé.
Le fugitif, Keith Eli, 24 ans, reste introuvable trois jours après l’évasion. Il était incarcéré pour meurtre au second degré. Selon le porte-parole du shérif, le major Mark LeBlanc, des équipes d’enquêteurs et d’intervention SWAT suivaient plusieurs pistes samedi pour tenter de localiser le jeune homme.
Les deux autres évadés ont déjà été neutralisés. Johnathan Jevon Joseph, 24 ans, accusé de viol et d’autres crimes, a été retrouvé vendredi après une brève course-poursuite. Avertis par un renseignement, les enquêteurs l’ont découvert caché dans une maison. Il a tenté de fuir jusqu’à un abri de stockage, mais s’est rendu après avoir été acculé. Le troisième homme, Joseph Allen Harrington, 26 ans, s’est suicidé jeudi avec une carabine de chasse après que la police, venue l’arrêter à son domicile, l’a exhorté par haut-parleur à sortir. Avant son évasion, il faisait face à plusieurs accusations criminelles, dont une intrusion aggravée.
Cette évasion s’ajoute à une série d’incidents similaires dans l’État. En mai, dix détenus d’une prison de La Nouvelle-Orléans s’étaient échappés en rampant à travers un trou derrière des toilettes et en laissant un message moqueur : « To[o] easy lol ». Après une cavale qui s’est étendue sur plusieurs États, il avait fallu cinq mois pour les retrouver tous.
Le shérif Guidroz, responsable de la prison d’Opelousas, située à environ 210 kilomètres au nord-ouest de La Nouvelle-Orléans, a expliqué que les évadés avaient exploité une « zone dégradée » dans un mur supérieur dont ils avaient progressivement retiré le mortier. En ôtant suffisamment de blocs, ils ont réussi à se frayer un passage vers l’extérieur. Ils ont ensuite utilisé des draps pour escalader un mur extérieur, descendre sur un toit du premier étage, puis atteindre le sol.
Une enquête interne doit désormais déterminer comment une telle défaillance structurelle a permis cette fuite spectaculaire.