Un jeune conducteur du Loiret, contrôlé positif à l’alcool et aux stupéfiants, a vu sa requête rejetée par le tribunal administratif d’Orléans. Il espérait obtenir la restitution de son permis de conduire probatoire, suspendu pour dix mois, en invoquant notamment les contraintes de son isolement en zone rurale. Contrôlé le 8 février à Vienne-en-Val, dans le Loiret, alors qu’il conduisait sous l’emprise de l’alcool et de la drogue, ce jeune homme, titulaire du permis depuis à peine neuf mois, avait saisi la justice administrative pour faire annuler la décision de la préfète. Il demandait non seulement la restitution de son permis dans un délai de 72 heures, mais aussi une astreinte de 50 euros par jour de retard.
Pas d’indulgence pour les infractions graves
Originaire de Sandillon, une commune située à une dizaine de kilomètres d’Orléans, l’étudiant évoquait son absence de solution de transport dans une zone peu desservie, et craignait un isolement social susceptible de compromettre ses études. Un argument que le tribunal a sèchement rejeté, estimant que l’infraction était d’une gravité suffisante pour justifier une suspension prolongée. Le juge a rappelé que le Code de la route prévoit une suspension pouvant aller jusqu’à un an en cas de conduite sous stupéfiants ou d’autres délits spécifiques. Le jeune conducteur, qui avait pourtant été informé de la possibilité de faire analyser son prélèvement salivaire dans un délai de cinq jours, avait choisi de ne pas contester les résultats. Quant à l’argument de l’erreur manifeste d’appréciation invoquée par l’avocat, au motif d’un manque d’alternatives de transport, il a été balayé par le magistrat. Conduire en période probatoire aurait dû, selon lui, inciter le conducteur à une extrême prudence. La suspension de dix mois reste donc pleinement effective.