Un homme de 46 ans, originaire d’Argentré-du-Plessis, a été retrouvé mort, son corps partiellement calciné, près de la base de loisirs de la Haute Vilaine, à La Chapelle-Erbrée (Ille-et-Vilaine). Le macabre tableau, découvert le 23 août 2025 par une joggeuse et un pêcheur, révèle une sauvagerie inouïe : actes de torture, mâchoire fracturée, crâne entaillé. Deux hommes, âgés de 30 et 37 ans, ont été mis en examen et écroués le 25 août pour meurtre aggravé et actes de barbarie. Ce crime, d’une violence rare, secoue la région et soulève des questions brûlantes sur un mobile encore flou.
Un calvaire avant la mort
Le 25 août, la justice frappe fort : les deux suspects, interpellés dès le 23 et 24 août, sont placés en détention provisoire. Ils s’accusent mutuellement des coups, décrivant un scénario effroyable. Le vendredi 21 août, ils se rendent au domicile de la victime, le forcent à monter dans le coffre d’une voiture, puis l’emmènent chez l’un d’eux. Là, ils le soumettent à des violences qualifiées d’« actes de torture et de barbarie ». La victime, encore vivante, est replacée dans le coffre, transportée près du barrage de la Haute Vilaine, où son corps est incendié. « L’arrière du crâne présentait une entaille profonde, incompatible avec une chute », précise le procureur de Rennes, détaillant une mâchoire fracturée et des lacérations multiples. L’enquête, confiée à la brigade de Vitré et à la section de recherche de Rennes, s’acharne à comprendre pourquoi. Les suspects, l’un sous curatelle renforcée et connu pour des violences antérieures contre la victime, l’autre condamné à dix reprises pour des délits variés, se rejettent la faute sans révéler le mobile.
Un règlement de comptes ? Une vengeance ?
Rien ne semble lié à un trafic de stupéfiants, selon les premiers éléments. La découverte du corps, le samedi matin à 7 heures, glace le sang. Une joggeuse, puis un pêcheur, alertent les gendarmes. Sur place, le spectacle est insoutenable : un corps partiellement carbonisé, marqué par une brutalité extrême. L’identification rapide de la victime permet l’arrestation des suspects en quelques heures. Mais le silence des mis en cause, incapables d’expliquer ce déchaînement, rend l’affaire encore plus opaque. Les gendarmes, appuyés par un magistrat dépêché sur les lieux, fouillent chaque indice, mais le mystère persiste.
Une violence qui ébranle la région
Retour au 21 août : la victime, un homme discret de 46 ans, est enlevée de chez elle, embarquée dans une spirale de violence. Les suspects, agissant en duo, orchestrent un calvaire méthodique, entre coups, séquestration et immolation. La base de loisirs de la Haute Vilaine, lieu familial et paisible, devient le théâtre d’une horreur sans nom. Ce crime, relayé par des posts sur X le 25 août 2025, n’est pas isolé en Ille-et-Vilaine. En juin 2025, un détenu de la prison de Vezin-le-Coquet a été torturé et tué par son codétenu, et en 2020, un couple a été condamné pour un meurtre similaire à Rennes. Ces affaires, marquées par une sauvagerie comparable, pointent un malaise : la montée d’une violence gratuite dans des contextes ordinaires. Les deux suspects, désormais derrière les barreaux, risquent la réclusion criminelle à perpétuité. L’enquête, encore en cours, devra éclaircir les zones d’ombre : pourquoi tant de haine ? La victime, connue de l’un des suspects, avait-elle un différend ancien ? La justice, sous pression, doit répondre à une communauté choquée. Ce meurtre, piquant par sa cruauté absurde, rappelle que la barbarie peut surgir n’importe où, transformant un coin tranquille d’Ille-et-Vilaine en décor de cauchemar.