Le drame s’est noué dans un immeuble de la résidence Panoramont, avenue Frédéric Mistral à Grasse. Alertée vers 23 h 30 par la fille aînée de la victime, qui ne parvenait ni à entrer dans l’appartement ni à joindre sa mère, la police a découvert deux corps ensanglantés : celui d’une femme de 43 ans et celui d’un homme de 36 ans. Malgré l’intervention rapide des secours, aucun des deux n’a pu être réanimé.
Une séparation mal acceptée
Selon les premiers éléments de l’enquête, les deux victimes formaient un ancien couple, parents d’une fillette née en 2017. L’homme se serait rendu au domicile de son ex-compagne avant de lui porter seize coups de couteau, puis de retourner l’arme contre lui. Le parquet de Grasse évoque un scénario de féminicide suivi d’un suicide. Des autopsies ont été ordonnées pour confirmer les causes exactes des décès. Les premiers témoignages recueillis indiquent que l’auteur présumé vivait très mal la séparation. Il était déjà connu de la justice : en 2019, il avait suivi un stage de sensibilisation aux violences conjugales après des faits antérieurs. Ce passé, combiné à la violence du passage à l’acte, conforte les enquêteurs dans la piste d’un crime conjugal.
Une famille dévastée, un drame sans procès
Si la thèse du féminicide suivi d’un suicide se confirme, la procédure judiciaire sera classée, l’auteur présumé étant décédé. Ce drame prive une jeune femme d’une vingtaine d’années de sa mère et laisse une fillette orpheline de ses deux parents. À Grasse, le choc est immense. Dans ce quartier paisible, les habitants peinent à croire qu’une telle tragédie ait pu survenir derrière les murs d’un immeuble ordinaire. Une fois encore, la violence conjugale s’impose comme une réalité tragique que les campagnes de prévention peinent à enrayer.