Une fusillade d’une rare violence a éclaté ce lundi 11 août en milieu d’après-midi dans un quartier résidentiel de Saint-Christol-lès-Alès (Gard). La victime, un homme de 23 ans, a été abattue alors qu’elle se trouvait au volant de sa voiture. Touché à la tête à plusieurs reprises, il est mort sur place. Sa compagne, présente sur le siège passager, est indemne mais a été hospitalisée en état de choc. D’après les premiers éléments, au moins deux individus – peut-être trois – ont surgi à bord d’une Clio rouge volée à Nîmes en juillet. Le véhicule s’est approché avant que les assaillants n’ouvrent le feu à bout portant, puis ne disparaissent aussitôt. Les enquêteurs privilégient l’hypothèse d’un règlement de comptes, probablement lié à un trafic de stupéfiants, compte tenu du mode opératoire et de la précision de l’attaque.
Une enquête confiée à la division spécialisée
Le procureur d’Alès, Abdelkrim Grini, a confirmé que le scénario laissait penser à une action préméditée : les auteurs semblaient attendre leur cible avant de tirer à plusieurs reprises. L’arme utilisée et la rapidité de l’exécution renforcent l’idée d’une opération planifiée. Le parquet a ouvert une information judiciaire pour meurtre en bande organisée. Le dossier a été confié à la division de lutte contre la criminalité organisée de Nîmes, ex-police judiciaire. Les recherches se concentrent sur la Clio rouge et l’identification des tireurs. Sur place, les techniciens de la police scientifique multiplient les relevés, tandis que les enquêteurs interrogent les riverains pour tenter de reconstituer le parcours du véhicule et d’obtenir la moindre description utile. Aucune piste n’est écartée, mais les autorités soulignent le caractère ciblé et professionnel de l’attaque, menée en plein jour dans une zone habituellement calme.