Ce week-end, un promeneur a aperçu des nuées de mouches non loin d’une voiture et tombe sur un corps figé dans le temps : celui d’une quinquagénaire momifiée, garée non loin de l’Espiguette.
Quand le repli social tourne au drame
Les gendarmes, alertés et une fois sur place, ont rapidement établi qu’il ne s’agissait pas d’un crime, mais d’un suicide. Propriétaire du véhicule, la femme – partie du Grau-du-Roi en 2022 après une rupture sentimentale — vivait recluse dans son automobile, accompagnée jusqu’à la fin par son fidèle animal de compagnie, dont la dépouille gisait à ses côtés. Des écrits découverts à bord témoignent d’une « rupture sociale totale », selon le capitaine Christophe Guerreiro. Malgré une offre de logement d’urgence du CCAS en début d’année, la mise à l’abri n’a pas suffi à rompre son isolement.
Autopsie et suites judiciaires
L’autopsie, programmée demain mardi 13 mai au CH Carémeau de Nîmes, éclaircira l’identité précise de la victime, son âge et la date probable de son décès. En attendant, le parquet a levé le mystère sur les circonstances : aucun élément d’homicide n’est retenu. Ce drame met en lumière la détresse invisible de certains sans-abri « à deux pas » des stations balnéaires, où la précarité se noue loin des regards.