L’enquête sur le spectaculaire cambriolage du musée du Louvre progresse. Deux nouvelles personnes ont été mises en examen et placées en détention provisoire samedi, portant à quatre le nombre de suspects écroués. Parmi eux, un homme de 37 ans soupçonné d’avoir fait partie du commando et une femme de 38 ans accusée de complicité. Tous deux contestent toute implication dans le vol des joyaux, estimé à 88 millions d’euros.
Un casse hors norme et des failles de sécurité accablantes
L’homme est poursuivi pour « vols en bande organisée » et « association de malfaiteurs », tandis que la femme, mère de famille de La Courneuve, est mise en examen pour « complicité ». Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a précisé qu’« il reste au moins un auteur et sans doute le ou les commanditaires à retrouver ». Les bijoux, eux, demeurent introuvables, et pourraient déjà avoir été écoulés à l’étranger.
Cette affaire, qui a sidéré l’opinion publique, met en lumière une « faille sécuritaire majeure » selon la ministre de la Culture Rachida Dati. L’Inspection générale des affaires culturelles dénonce une « sous-estimation chronique du risque d’intrusion » au Louvre et des protocoles « obsolètes ». Le cambriolage, mené à l’aide d’un camion-nacelle pour accéder à la galerie d’Apollon, restera comme l’un des plus audacieux jamais commis en France.