La municipalité de Brisbane a dévoilé un durcissement majeur de sa politique à l’égard des hébergements de courte durée, visant en priorité les logements situés dans les zones résidentielles peu denses. Près de 500 biens actuellement proposés à la location touristique devront cesser cette activité ou obtenir une autorisation spécifique avant le 30 juin 2026, sous peine de sanctions financières pouvant dépasser 140 000 dollars australiens.
Un encadrement renforcé pour préserver la tranquillité des quartiers
Le maire Adrian Schrinner justifie cette réforme par la croissance rapide de la ville et la nécessité de protéger le cadre de vie des habitants. Les nouvelles règles entendent cantonner les locations de courte durée aux secteurs centraux et touristiques, tout en instaurant un système de permis strict, assorti d’un mécanisme de retrait automatique après des manquements répétés liés aux nuisances de voisinage. La ville se dote également de pouvoirs de contrôle élargis pour agir contre les exploitants non conformes.
Au-delà de la régulation, l’exécutif municipal espère réinjecter plusieurs centaines de logements sur le marché locatif traditionnel, dans un contexte de tensions persistantes sur l’offre de logements. Le projet, qui exclut notamment les hôtels et certaines formes d’hébergement encadré, sera soumis à une consultation publique jusqu’à la mi-février avant un examen par le gouvernement de l’État, étape préalable à son adoption définitive.