Attaque au couteau près de l’Arc de Triomphe: un gendarme blessé, le parquet national antiterroriste saisi
Attaque au couteau près de l’Arc de Triomphe: un gendarme blessé, le parquet national antiterroriste saisi

Une attaque à l’arme blanche s’est produite vendredi en fin de journée à proximité de l’Arc de Triomphe, sur la place Charles-de-Gaulle, à Paris. Un militaire de la gendarmerie a été blessé par un individu armé d’un couteau, avant que ce dernier ne soit neutralisé par des tirs. Le suspect, déjà connu des services de police et impliqué par le passé dans un acte terroriste en Belgique, avait annoncé son intention quelques heures plus tôt lors d’un appel téléphonique à un commissariat.

Une agression lors de la cérémonie de ravivage de la flamme

Les faits se sont déroulés aux alentours de 18 heures, alors que trois militaires de la gendarmerie mobile participaient à la cérémonie de ravivage de la flamme du Soldat inconnu, sous l’Arc de Triomphe. Un individu a agressé à l’arme blanche l’un des militaires.

Un autre gendarme présent sur place, qui assurait la fonction de chauffeur, a alors fait usage de son arme de service à plusieurs reprises. L’assaillant a été neutralisé et transporté dans un état critique, son pronostic vital étant engagé.

Le préfet de police de Paris, Laurent Nunez, a confirmé publiquement les faits, évoquant une « agression à l’arme blanche » visant des musiciens de la gendarmerie. Il a précisé que l’agresseur se trouvait dans un état très grave.

Un appel annonçant un attentat à Paris

Le suspect avait contacté dans l’après-midi le commissariat d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Lors de cet appel, il aurait déclaré : «Je vais commettre un attentat sur Paris en tuant des militaires.»

Les investigations techniques menées sur son téléphone portable ont permis aux enquêteurs du Groupe de lutte antiterroriste du service départemental de la police judiciaire de Seine-Saint-Denis de le localiser dans le secteur de l’avenue de la Grande-Armée, à proximité immédiate de la place de l’Étoile.

L’homme est connu pour un précédent acte terroriste commis en Belgique. Il aurait déjà utilisé un mode opératoire similaire, consistant à prévenir les autorités avant de passer à l’acte.

Un individu sous surveillance administrative

Le suspect faisait l’objet en France d’une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance. À ce titre, il était soumis à plusieurs obligations, dont celle de se présenter quotidiennement au commissariat.

Le Parquet national antiterroriste s’est saisi des faits et a ouvert une enquête de flagrance pour tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste. La qualification terroriste des faits a été confirmée peu après 19 heures.

L’assaillant aurait crié : « Il ne fallait pas tuer nos femmes et nos enfants », sans que les motivations exactes ou l’identité officielle du suspect n’aient, à ce stade, été rendues publiques par les autorités judiciaires.

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et reprises par plusieurs médias montrent une importante présence policière autour de la place de l’Étoile peu après les coups de feu.

Un dispositif de sécurité renforcé et perturbations dans les transports

À la suite de l’attaque, la RATP a annoncé la fermeture temporaire de la station Charles-de-Gaulle–Étoile sur les lignes 1 et 6 du métro, ainsi que l’interruption de la desserte de la ligne A du RER à cette station, invoquant des « mesures de sécurité ».

Le secteur a été bouclé le temps des constatations et des opérations de sécurisation. L’enquête se poursuit sous l’autorité du parquet national antiterroriste afin d’établir précisément le parcours du suspect, ses éventuelles complicités et les circonstances exactes du passage à l’acte.

EDIT : le terroriste est décédé

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